Approche d’une politique globale Les grandes tendances de comportements touristiques des années à venir et particulièrement cette année 2007 se dessinent, et sans aucune crainte de se tromper on peut évoquer l’irrésistible montée de la demande du tourisme solidaire, de l’écotourisme, du tourisme rural et culturel en un mot un tourisme des valeurs qui va dans le même sens, avec la mobilisation du phénomène de la mondialisation sur une meilleure sensibilisation aux problèmes d’environnements dans le monde. Bien entendu le succès croissant du voyage de luxe et du sur mesure de même que la recherche de produits et de destinations insolites répondant aux critères de la demande devraient se confirmer mais notre pays n’est pas encore a ce stade et devrait se contenter du tourisme de masse, de thème ou de congres, et repenser sa stratégie de politique de développement en matière de tourisme. C’est pour cela que nous devons doubler nos efforts en direction d’une campagne de communication et d’une étude sur les comportements et habitudes de voyages des pays que nous souhaitons démarcher, pour capter ce flux important de voyageurs assoiffés de produits basés sur le concept de tourisme des valeurs : la richesse de l’échange entre les peuples. C’est dire qu’avec une population d’un peu plus de douze millions d’habitants, un environnement touristique riche et varié, ses quelques sept cent mille touristes par an le senegal pose un pied dans l’industrie touristique et doit adapter sa politique économique en matière de tourisme sur des principes, qui fondent les grandes économies touristiques, pour faire en sorte que l'argent retourne à la communauté et qu'un transfert d'habiletés soit assuré. Il s’agit d'un tourisme qui se veut assurer la pérennité économique, sociale, culturelle et environnementale, qui s’articule autour de points essentiels contenu dans les differents rapports, études et documents a travers le monde : je cite un tourisme sain, responsable, équitable et respectueux des mœurs ; qui soit profitable à l’économie locale, à la promotion des jeunes et à l’émergence de nouveaux pôles d’activités touristiques capables de retenir les populations dans leur terroir. C’est ainsi qu’en Décembre 2001 l’assemblée générale des Nations Unies a adopté un code mondial d’éthique du tourisme qui reprend les termes Solidaire, Responsable, Equitable etc... Pour assurer la protection de l’environnement, du développement économique et de lutte contre la pauvreté. I’ONU s’est inscrit comme étant le premier organisme mondial a promouvoir un tourisme responsable, durable et accessible à tous, qui soit profitable aux économies locales des pays visités. Quels sont les principes du tourisme, facteur de développement durable qui a ses réalités et ses contraintes ? Mais analysons d’abord les termes suivants dont les définitions ne tiennent qu’aux grés des professionnels qui cherchent a s’approprier des termes commerciaux, qui va du tourisme alternatif au tourisme spécifique.
Ces définitions sont partagées et l’organisation des Nations Unies dans le code mondial d’éthique recommande : Le devoir de sauvegarder l’environnement et les ressources naturelles dans la perspective d’une croissance économique saine, de bonne gouvernance continue et durable, du respect du mode et conditions de vies, de l’utilisation du patrimoine culturel mondial de l’humanité pour contribuer à son enrichissement et à son rayonnement ; a la conception de politiques touristiques qui soient bénéfiques pour les pays et les communautés d’accueil. Il s’agit ici de créer des activités et des emplois aux jeunes ainsi que l’insertion de certains diplômés qui sont sans emploi car la déclaration de l’ONU sur le tourisme vise à éliminer/ réduire la pauvreté en milieu rural créer de la richesse et établir des ponts de solidarité entre les peuples pour une meilleure prise en charge de leur localités par les retombées des visiteurs. Ceux sont nos gouvernements avec la non implication des acteurs du privé qui ne connaissent pas ou qui ignorent les déclarations de l’ONU sur ces recommandations en matière de politique touristique qui empêchent nos pays et particulièrement le Sénégal de progresser. Les bases du développement touristique - Mise en place d’une gouvernance collective qui assure l’émergence d’une vision du futur pour une économie durable. - L’écotourisme et les ressources naturelles Action à mener au niveau de la gestion des parcs aux fins du tourisme - Les nouvelles technologies et la formation Par des Méthode de marketing avancées - L’image du senegal comme label de destination : Par la sûreté et la sécurité - L’influence du tourisme comme secteur transversal Vers l’agriculture, la pêche, l’artisanat, la culture l’art dans tous ses aspects culinaires plastiques, peinture, décoration etc… Le commerce, les biens et services - Le développement des ressources humaines : Par un plan de carrière évolutif du Réceptionnistes aux animateurs, guides, chauffeurs, serveurs, etc… Par le renforcement des compétences des cadres tant public que privés, impulser et dynamiser l’esprit d’entreprise dans le secteur du tourisme. - L’interdépendance Tourisme, transport aérien Nécessité de plan et d’action communs aux acteurs de développement - Le marché et son comportement Pour évaluer la rentabilité des actions de promotions - Les Mécanismes et institutions de financements La mobilisation de ressources financières par les pouvoirs publics pour la mise en valeur des zones par un aménagement des espaces - Les textes de lois et règlements à l’exercice de la profession et de l’investissement "...En Afrique le tourisme social se heurte encore à de nombreux obstacles, essentiellement d’ordre économique, mais les experts ont souligné la nécessité de faire une distinction opérationnelle entre l’Afrique et l’Europe en matière de tourisme en général et le tourisme social en particulier. Des éclaircissements sont nécessaires quant à la notion de tourisme et de revenus modestes. En outre, les problèmes de la pratique du tourisme ne peuvent être imputés aux seules contraintes économiques, car les dimensions socioculturelles sont forts importantes; et le voyage d’agrément tel qu’il est pratiqué et connu dans les pays européens ou nord-américains ne concerne qu’une minorité d’Africains ; alors que les déplacements associant affaires, spiritualité et divertissements divers sont chose courante, mais leurs organisations restent informelles. En conséquence, il est souhaitable d’établir le lien entre le tourisme social et la perception qu’ont les Africains du loisir, des déplacements en général et du tourisme en tant qu’activité normalisée génératrices de revenues, de biens et services. Cela permet d’avoir un regard plus réaliste des dimensions sociales, culturelles, politiques et économiques du phénomène..." et de mettre en place une politique cohérente, dynamique pour relever le secteur du tourisme de sa léthargie.
Mouhamed Faouzou Deme |