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PARC NIOKOLO-KOBA : Les deux panthères de Jacques
Biès
C’est un agent des parcs en retraite, Jacques Biès,
54 hivernages, qui s’est occupé de trois panthères
dont la mère a été tuée par un
braconnier dans la forêt guinéenne. Cela s’est
passé en février1996 dans la sous-Préfecture
de Gawal, en République de Guinée. Un braconnier,
après avoir tué la panthère, avait dépecé
l’animal pour garder sa peau. Les trois petites bêtes,
qui venaient de naître, furent vendues à une
touriste arrêtée à l’aéroport
de Conakry. Les responsables du parc de Badiar, un prolongement
du Niokolo-Koba, confièrent les trois panthères
à deux coopérants du projet frontalier qui devaient
rejoindre le parc national.
Ces derniers procédèrent au transfert vers
le Sénégal. Jacques Biès, avec beaucoup
de courage, s’occupa d’elles, avant que l’une
ne décède. Avec son biberon, il les alimente
en lait, couche avec elles dans sa chambre à l’intérieur
du parc. Au cours d’une saison des pluies, un python
avala l’une des panthères. Aujourd’hui,
ces deux panthères ont sept ans, avec un poids normal
pour chasser. Pour cette raison, elles sont mises dans un
enclos construit à quelques mètres du campement
des gardes. " Au début, elles se nourrissaient
de volailles, puis de chèvres, mais, aujourd’hui,
avec le manque de moyens, nous sommes obligés de payer
des ânes à Tambacounda avant de procéder
à l’abattage ", dit Jacques Biès.
Interrogé sur l’âge que devraient avoir
ces animaux en captivité, M. Biès déclare
qu’en temps normal, une panthère peut vivre au
moins 15 à 20 ans, mais dans d’autres conditions,
on pourrait noter des changements. Aussi, fait-il remarquer,
le mâle refuse de cohabiter avec la femelle, d’où
leur séparation dans l’enclos. Avec son balai
et son seau, Jacques Biès nettoie l’enclos et
parle à " ses " panthères qui lui
obéissent. Les visiteurs n’hésitent pas
à glisser de l’argent dans la caisse placée
en face de l’enclos pour venir en aide aux protégés
de Biès.
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