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La charte sénégalaise du tourisme
Article publié dans l'édition du Lundi 22 décembre
2003 du Soleil
Préparée et signée entre le ministre
du Tourisme et les professionnels, la Charte sénégalaise
du tourisme s’inspire de l’assignation de l’Organisation
mondiale du tourisme édictant les principes de la Charte
mondiale du tourisme durable élaborée à
Lanzrotte, en 1995. La charte intègre de ce fait les
préoccupations pour un développement durable,
telles qu’elles sont exprimées dans les recommandations
de l’Agenda 21 et des sommets de Rio de Janeiro, en
1992, et de Johannesburg de 2002. Basée sur le concept
de « développement durable » défini
comme « un développement qui réponde aux
besoins des générations présentes, sans
compromettre la capacité des générations
futures de répondre aux leurs », la charte sénégalaise
du tourisme s’inscrit dans l’optique d’un
tourisme éthique, c’est-à-dire, un tourisme
responsable. Elle procède d’une première
réflexion engagée sous l’égide
de l’UNITAR, en août 2002, et finalisée
à l’issue de la participation du Sénégal
au Sommet Mondial sur le développement durable (SMDD)
de Johannesburg. En rappelant les principes fondamentaux du
Droit International de l’Environnement, du droit International
du Tourisme et de la Charte mondiale du Tourisme, la Charte
sénégalaise engage l’Etat et les professionnels
dans « la promotion d’un tourisme durable, pour
contribuer à la préservation de l’écosystème,
tout en respectant l’intégrité des collectivités
d’accueil ». La charte promeut ainsi la systématisation
des études d’impact, la concertation à
tous les niveaux, la prise en compte du principe usager-payeur
(sous forme d’une écotaxe destinée à
la préservation de l’environnement), l’éducation
environnementale dès le plus jeune âge, ainsi
que la vulgarisation et l’application des principes
édictés. Elle a été signée
par le ministre du Tourisme, Ousmane Masseck Ndiaye, le 1er
août 2002.
F.S.
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