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PARC NIOKOLO-KOBA : Une lutte permanente contre le braconnage
C’est au village de Darésalam que se trouve
la porte d’entrée du Parc National Niokolo-Koba.
Véritable laboratoire de la biodiversité, le
parc accueille, depuis les années 90, des volontaires
du Corps de la Paix américain. Ils viennent appuyer
l’encadrement des populations. Ils ont aussi participé
à la réfection de la porte d’entrée.
Le visiteur paye 2.000 francs pour accéder au parc.
À l’entrée, un agent est en faction. Il
faut présenter une pièce d’identification
avant de franchir la grille. Ces agents se relayent comme
dans tout cantonnement militaire. Leur préoccupation
principale est de veiller sur cette aire protégée,
mais surtout de lutter en permanence contre le braconnage.
Notre véhicule pénètre à l’intérieur
en direction du cantonnement des gardes. Plus d’une
trentaine de kilomètres sur une piste de production,
la seule utilisable pendant cette période d’hivernage.
Selon le conservateur Bocar Ndiaye, les agents du parc bénéficient
d’un congé annuel de 45 jours et ont huit jours
dans le mois pour rendre visite à leur famille. Les
quatre week-end qu’ils passent à l’intérieur
du parc leur sont offerts pour retrouver leur famille et prendre
leur salaire au niveau des établissements financiers
de Tambacounda ou au Trésor Public.
À mi-parcours, un tableau désigne la "
boucle du 9 décembre ". Interrogé, le conservateur
répond : " ça a été dur pour
nous, ce jour-là. Ce fut un accrochage avec les braconniers,
même si de tels actes deviennent de plus en plus rares
". À l’intérieur du parc, une brigade
mobile de surveillance y est installée avec une équipe
d’une douzaine d’agents qui mènent une
patrouille pour faire un ratissage. Les mouvements se font
à pied. Les gardes ne sont point stressés, malgré
la distance qui les sépare de la Route Nationale de
l’arrondissement de Dialakoto.
Entre janvier 2002 et juin de cette année, il y a
eu 24 interventions dont des accrochages entre les gardes
et les braconniers et des contrôles routiers. Selon
le bilan des activités de lutte contre l’exploitation
frauduleuse des ressources naturelles, on remarque que des
campements ont été détruits, des engins
et armes sophistiqués comme les kalachnikovs saisis.
Des braconniers arrêtés furent mis à
la disposition de la Justice. Le bilan révèle
que plusieurs fois, des sacs contenant de la viande d’animaux
sont découverts. Les différents produits saisis
sont des lattes de rôniers, des paires de cornes, des
têtes de crocodiles, et même du chanvre indien.
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