| Des cas de fièvre jaune
sont actuellement signalés.
Vaccination fièvre jaune :
Recommandée en raison du risque encouru
Non obligatoire si vous venez d'Europe, d'Amérique
du Nord, d'Océanie ou d'Asie
Obligatoire si vous avez effectué un séjour
préalable dans certains pays d'Afrique ou d'Amérique
du Sud
Autres vaccinations :
hépatite A : vaccination recommandée
hépatite B : vaccination recommandée
méningites A et C : vaccination recommandée
dans certains cas
rage : vaccination éventuellement recommandée
pour les séjours de longue durée ou les voyages
aventureux
tétanos-poliomyélite : vaccination recommandée
typhoïde : vaccination recommandée
Protection contre le paludisme :
prévoir une chimioprophylaxie
(consulter un médecin) : zone 2
se protéger contre les piqûres de moustiques
Conseils généraux pour la santé :
mesures générales d'hygiène
protection contre les risques de l'eau
protection contre le soleil et la chaleur
protection contre les piqûres d'insectes
Fiches conseils:
pour l'enfant
pour la femme enceinte
pour les personnes âgées
pour les cardiaques
pour les diabétiques
conseils lors d'un voyage en avion
Le paludisme est une maladie, parfois mortelle, transmise
par les piqûres de moustiques. Cette maladie sévit
principalement dans les régions chaudes et humides.
La prévention contre cette maladie implique d'associer
d'une part une protection contre les piqûres de moustiques
et d'autre part la prise d'une chimioprophylaxie.
PROTECTION
CONTRE LES PIQURES DE MOUSTIQUES
Règle générale : Après le coucher
du soleil (moment où les moustiques sont les plus actifs)
ou pendant la journée dans les régions où
les moustiques sont particulièrement nombreux et agressifs
:
Porter des vêtements qui protègent tout le corps,
y compris les bras et les jambes (manches longues, pantalons
longs etc...) Les vêtements peuvent être induits
d'insecticides.
Enduire d'un répulsif les parties du corps qui ne sont
pas couvertes par les vêtements.
Détruire les moustiques en utilisant des plaquettes,
serpentins, vaporisateurs, diffuseurs électriques.
Passer la nuit sous une moustiquaire.
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PRISE D'UNE CHIMIOPROPHYLAXIE
La chimioprophylaxie est un traitement préventif basé
sur la prise d'un médicament à faible dose qui
est variable en fonction :
du pays visité (et même de la région dans
le pays).
de la saison à laquelle s'effectue le voyage.
de la durée et des circonstances du séjour.
des antécédents médicaux personnels.
du respect des contre-indications médicales.
Ce traitement ne peut être prescrit que par un médecin.
Il se prend toute la durée du séjour et doit
impérativement être poursuivi 4 semaines après
le retour.
Aucune protection contre le paludisme n'est efficace à
100 %.
En conséquence, même avec une prévention
bien suivie PENSEZ AU PALUDISME devant une poussée
de fièvre (température égale ou supérieure
à 38°), des frissons, des maux de tête, des
vomissements, une diarrhée survenant plus de huit jours
après l'arrivée en zone à risque jusqu'à
plusieurs semaines après le retour.
CONSULTEZ UN MEDECIN RAPIDEMENT, le traitement est urgent.
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MESURES GÉNÉRALES D'HYGIÈNE :
Les mesures suivantes limitent les risques de maladies diarrhéiques
:
Consommer viandes, poissons et crustacés suffisamment
cuits.
Eviter les légumes crus et les fruits sans enveloppe
; peler les autres fruits et légumes avant de les consommer.
Boire au moins 2 litres d'eau (de bonne qualité) par
jour.
Se laver les mains avant chaque repas et en sortant des toilettes.
Ne pas se baigner n'importe où car l'eau est un excellent
véhicule de micro-organismes et en n'oubliant pas qu'une
eau limpide n'est pas obligatoirement une eau propre.
Respecter une hygiène corporelle simple qui protégera
efficacement contre de nombreux ennuis cutanés.
Se méfier des chiens : risque d'hydatidose ou de rage.
Penser aux préservatifs
Eviter les injections non urgentes : risque d'hépatites
virales ou de SIDA.
S'adapter progressivement à l'altitude.
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CONSEILS POUR L'ENFANT :
Si un nourrisson ou un enfant voyage, il faut vérifier
la validité de ses vaccinations habituelles (D,T,P...)
La vaccination contre la typhoïde n'est pas recommandée
avant l'âge de 2 ans.
La vaccination contre la fièvre jaune n'est jamais
exigée pour un enfant de moins d'un an. Cependant elle
peut être pratiquée à partir de 6 mois,
voire dès la reprise du poids de naissance si le sujet
est particulièrement exposé.
L'enfant est sensible à la chaleur et au soleil. La
déshydratation est très fréquente. Il
faut veiller à le faire boire (une eau de bonne qualité),
à le protèger du soleil et de la chaleur. Il
est également beaucoup plus sensible aux diarrhées.
Pour réhydrater un enfant, on peut éventuellemnt
préparer soi-même une solution contenant 2 cuillères
à soupe bien pleines de sucre en poudre et 1/2 cuillère
à café de sel dans un litre d'eau bouillie.
Les enfants sont facilement attirés par les animaux
(domestiques, errants ou exotiques comme les singes). Ces
animaux peuvent être porteurs de bactéries, virus
(dont celui de la rage) ou parasites pathogènes pour
l'homme.
Prescrire une chimioprophylaxie du paludisme adaptée,
en n'oubliant pas que la Méfloquine (Lariam*) est contre-indiquée
chez les enfants de moins de 15 kg et que la Doxycycline est
à éviter chez les enfants de moins de 8 ans.
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CONSEILS POUR LA FEMME ENCEINTE
:
Les transports aériens sont contre-indiqués
après le 8ème mois de grossesse. (Les compagnies
aériennes refusent le transport des femmes en fin de
grossesse). La période idéale pour un voyage
se situe entre la 16ème et la 28ème semaine
de grossesse.
Chez la femme enceinte, tous les vaccins "atténués''
sont contre-indiqués, sauf le vaccin anti-amaril (contre
la fièvre jaune) si un voyage en zone d'endémie
est prévu (mieux vaut quand même attendre la
fin du 1er trimestre de grossesse).
Le paludisme est beaucoup plus grave chez la femme enceinte.
Une protection contre cette maladie est donc absolument indispensable,
mais la prescription de Méfloquine (Lariam) ou de Doxycycline
est contre-indiquée au cours de la grossesse. Par ailleurs,
l'halofantrine (Halfan) (utilisée pour la traitement
du paludisme) est également contre-indiquée
chez la femme enceinte.
Pour éviter les piqûres de moustiques, peu de
répulsifs sont utilisables. Demandez un avis médical.
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CONSEILS POUR LES PERSONNES AGÉES
:
Le voyage est une excellente occasion de vérifier
la validité des vaccinations classiques, notamment
anti-tétanique, anti-poliomyélitique et anti-diphtérique.
En cas de maladie chronique, il est souhaitable que le patient
dispose d'un dossier médical rédigé en
anglais, qui mentionnera la maladie, ses complications et
le traitement.
Le patient doit emporter avec lui le traitement nécessaire
pour toute la durée du séjour et ne pas s'en
séparer pendant tout le voyage, quelle que soit sa
durée.
Les cardiaques doivent veiller à ne pas manger trop
salé (crustacés).
Les insuffisants coronariens auront leur Trinitrine à
portée de main.
En cas de prise de diurétique, l'apparition d'une diarrhée
peut exposer à une perte grave de potassium, d'autant
plus dangereuse si il y a prise associée d'un anti-arythmique.
Les personnes présentant un mauvais état veineux
doivent se préserver de la chaleur et de l'immobilité
(phlébite). Pratiquer la marche à l'intérieur
même de l'avion pour les vols de longue durée.
Prendre le temps de s'acclimater, en particulier à
la différence de température et au décalage
horaire.
Attention à l'altitude pour les sujets atteints d'affections
respiratoires et/ou cardiovasculaires chroniques.
Prévoir une chimioprophylaxie antipalustre.
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CONSEILS POUR LES CARDIAQUES :
Un coeur pathologique a, plus que tout autre, des difficultés
à s'adapter aux nouvelles situations créées
par le voyage et, en particulier, la fatigue.
Ne pas hésiter à réaliser un bilan sérieux
avant le départ.
Le fonctionnement des pace-makers n'est en général
plus affecté par les détecteurs des aéroports.
Les porteurs de pace-maker doivent, toutefois, se faire connaître
avant l'embarquement. Ils doivent emporter avec eux le relevé
des caractéristiques techniques de l'appareil car un
dysfonctionnement peut toujours survenir au cours du voyage.
La chaleur et la transpiration peuvent aggraver une hypotension
et engendrer des troubles hydro-électrolytiques.
Prévoir une chimioprophylaxie antipalustre et un traitement
présomptif adaptés en n'oubliant pas que certaines
associations sont contre-indiquées : Méfloquine
et ß-bloquants; Halofantrine et médicaments allongeant
l'espace QT.
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CONSEILS POUR LES DIABÉTIQUES
:
Aucune vaccination n'est contre-indiquée chez le diabétique.
Elles sont même recommandées. Néanmoins,
il convient de choisir une période d'équilibre
du diabète.
La prophylaxie antipaludéenne ne pose pas de problème
d'interactions médicamenteuses. Eviter cependant la
chloroquine(Nivaquine) en cas de rétinopathie.
Il est souhaitable que le diabète soit bien stabilisé
avant le départ.
Le patient doit avoir sur lui le traitement nécessaire
pour tout le séjour (en prévoyant une quantité
de réserve) et ne pas s'en séparer pendant tout
le voyage quelle que soit sa durée. Il est judicieux
de répartir le traitement en deux endroits différents.
L'insuline se conserve bien à température ambiante
le temps du voyage mais ne doit pas être congelée
(ne pas la mettre en soute !).
Veiller à adapter le traitement si une activité
physique inhabituelle est prévue au cours du voyage.
L'adaptation de l'insulino-thérapie lors d'un voyage
qui comporte un décalage horaire doit se faire le jour
du voyage pour vivre, dès l'arrivée, à
l'heure locale. Pour un décalage de 3 heures ou moins,
on peut jouer sur les horaires d'injection sans modifier le
protocole. Au delà de 3 heures, prévoir un schéma
d'ajustement thérapeutique avec le médecin.
Pratiquer l'autosurveillance glycémique régulièrement
surtout au début du voyage.
Emmener des sucres d'action rapide contre d'éventuelles
hypoglycémies et des collations en cas de retard sur
les horaires des repas.
Une attention toute particulière doit être apportée
à l'hygiène et au confort des pieds.
La survenue de diarrhées est particulièrement
grave chez le diabétique ( voir notre fiche sur les
mesures générales d'hygiène).
Documents à emporter :
La carte de diabétique.
Le carnet de surveillance.
Une ordonnance de secours.
Un certificat médical rédigé en anglais
attestant de la maladie et de la nécessité de
transporter des seringues.
Les coordonnées d'un correspondant local compétant
en diabétologie.
Papiers d'assurance " assistance rapatriement ".
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CONSEILS LORS D'UN VOYAGE EN AVION
:
Pour limiter les problèmes liés à la
pression barométrique:
La pression de l'air en avion correspond à une pression
de 1500-2000m d'altitude. Cela favorise les ballonnements
intestinaux. Cet état désagréable est
limité en évitant:
les boissons gazeuses y compris le champagne,
les aliments producteurs de gaz: légumes secs, lait,
chou.
Troubles auditifs:
Les Variations de pression lors de l'atterrissage provoquent
des troubles auditifs pouvant être responsables d'une
otite barométrique. Pendant la descente il faut déglutir
fréquemment afin d'équilibrer les pressions
dans l'oreille moyenne et ainsi d'éviter les rétractions
tympaniques.
Mal de l'air:
Pour les personnes sensibles au mal des transports, le mal
de l'air se traduit par des maux de tête, des nausées,
des sueurs, et des vertiges. Pour le réduire: choisir
une place au centre de l'avion. éviter les repas copieux
et l'ingestion d'alcool. éventuellement prendre un
traitement préventif (sur prescription médicale
et en respectant les contre-indications) * par un antihistaminiques
(Nautamine® ou Dramamine®), une heure avant le décollage.
* par un antivertigineux (Sibelium®), 1 à 2 jours
avant le départ et le jour de l'envol.
Le "syndrome de la classe économique":
Le "syndrome de la classe économique" est
le risque dû à l'immobilité au cours des
longs voyages: il se traduit par la formation d'un caillot
sanguin au niveau d'une veine (d'une jambe par exemple), qui
bouche cette veine (thrombose veineuse) ou qui migre au niveau
des poumons (embolie pulmonaire), complications qui surviennent
lors du voyage ou au décours. Il est plus fréquent
chez les personnes qui ont des antécédents de
maladies veineuses (varices, phlébites) ou de maladies
cardiaques, chez les personnes âgées et les femmes
enceintes.
Pour limiter ce risque, il faut:
bouger le plus possible: petites promenades, flexions-extensions
des chevilles,
éviter de croiser les jambes. porter des vêtements
amples,
éviter gaines et ceintures.
boire beaucoup d'eau (1 litre/4h),
éviter boissons alcoolisées, tabac et somnifères.
Pour les personnes ayant des antécédents veineux
ou à haut risque, un traitement préventif peut
être utile (aspirine à petites doses, traitement
veinotonique, injection d'héparine de bas poids moléculaire)
à discuter avec un médecin.
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